témoignage
La compagnie de gendarmerie de Fontenay dispose d’une équipe cynophile. Une aide précieuse dans la recherche de personnes disparues.
« La spécialité de Clarik, c’est la piste et la défense », explique le gendarme Olivier Pagis, maître-chien à la compagnie de gendarmerie de Fontenay. « Il a un odorat très développé ». Depuis le début de l’année, l’équipe cynophile a participé dans les Pays de Loire à 41 opérations judiciaires et à la recherche de 64 personnes disparues. Pour 60 %, des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer « sortis de la maison de retraite ». Pour le reste, des enfants et des adolescents.
« Un réflexe :appeler la gendarmerie »
« Dans le cas de la recherche de personnes disparues, il faut tout de suite avoir le réflexe d’appeler la gendarmerie. Le facteur temps est primordial. Il faut intervenir très vite. Après huit heures, le chien a des difficultés à travailler », souligne le capitaine Caumette commandant de la compagnie.
« Le maître-chien permet de fermer des portes à la recherche avant de faire appel aux autres moyens, les motos, l’hélicoptère. Même si l’on ne va pas au résultat, on peut donner avec le chien une orientation vers la recherche ».
Le gendarme Pagis a été affecté au Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Fontenay en 2005. Après huit ans d’attente, il a accédé à une formation de maître-chien en 2007. « Les chiens sont orientés dans les stages. Chacun est testé psychologiquement. On adapte ensuite un maître avec le chien, la formation est commune. Il en résulte à la fin une équipe soudée, indissociable. »
Un entraînement quotidien
Clarik effectue avec son maître un entraînement quotidien de quatre heures au pistage et au mordant. « J’ai un rituel. Tout est codé, explique Olivier Pagis. Quand je sors le harnais et la longe, le chien sait qu’on fait de la recherche à la personne. Au mordant, on travaille au scénario. En fonction du conditionnement, il réagit à la situation. » Les qualités de Clarik ? « C’est un chien qui est sain dans sa tête. Il peut être le chien de monsieur tout le monde. » Si tout se fait par le jeu, il ne faut pas oublier que Clarik « est une arme ». Il participe en parallèle à l’intervention sur personnes dangereuses.
« Disposer d’un maître-chien est un avantage pour la compagnie, souligne le capitaine Caumette. Nous avons de gros besoins en matière de recherche de personnes. Cela s’explique par la particularité géographique du territoire couvert par la compagnie avec une façade maritime très fréquentée, une forêt en terminant par le bocage. »
Marie-Noëlle PERIDY.
